Produit
Transport de cosmétique et de parapharmacie
Dermocosmétique, compléments alimentaires et hygiène avec le même niveau de contrôle thermique que le médicament. La même norme ne s’applique pas, mais le produit l’exige : une émulsion cassée par la chaleur arrive intacte d’aspect et abîmée quand même.
Pourquoi la cosmétique a-t-elle besoin d’une température contrôlée ?
Parce que le dommage thermique en cosmétique ne se voit presque jamais sur la palette : il se voit en linéaire, des semaines plus tard. Le Règlement (CE) 1223/2009 exige qu’un produit cosmétique soit sûr et conforme pendant toute sa durée de vie, et la stabilité déclarée par le fabricant suppose des conditions de conservation que le transport doit respecter. Ce que fait la chaleur en pratique :
- Déphasage des émulsions dans les crèmes et laits corporels, irréversible au refroidissement.
- Fonte et déformation des rouges à lèvres, déodorants sticks et baumes.
- Fuites et dilatation des conditionnements pressurisés et des produits alcooliques.
- Variations de couleur et d’odeur sur les produits à actifs sensibles à l’oxydation.
- Congélation en hiver, qui casse les émulsions aussi efficacement que la chaleur.
Quelle plage utiliser ?
Celle que déclare le fabricant, et à défaut la température ambiante contrôlée +15/+25 °C, qui protège des deux extrêmes. En cosmétique, il est fréquent que le fournisseur n’ait fixé aucune plage parce que personne ne la lui a jamais demandée : mieux vaut alors la fixer avant de contracter le trafic, surtout si le corridor traverse le sud de l’Europe en été ou l’est en hiver.
Peut-elle voyager avec le médicament ?
Pas dans le même voyage, pour la même raison que le reste : le lot complet est dédié. Les deux flux peuvent en revanche être confiés au même transporteur et au même système qualité, ce qui est courant lorsque le client est un laboratoire avec une gamme dermocosmétique ou un distributeur de pharmacie qui livre les deux.
Que remet-on en fin de voyage ?
Le même dossier qu’en pharmaceutique : graphique de température du trajet, relevés, ouvertures de porte et rapport signé à la clôture. Voir relevés de température.
Questions fréquentes
La cosmétique exige-t-elle une certification BPD ?
Non. Les BPD concernent les médicaments à usage humain ; la cosmétique relève du Règlement (CE) 1223/2009 et des bonnes pratiques de fabrication cosmétique (ISO 22716). Ce qu’apporte un transporteur BPD, c’est la méthode : véhicules qualifiés, enregistrement continu et déviations traitées formellement, même quand le produit ne l’impose pas.
Et les compléments alimentaires ?
Juridiquement, ce sont des denrées alimentaires et non des médicaments : ils relèvent du droit alimentaire. En transport, ils sont traités comme produit en ambiante contrôlée ou réfrigéré selon leur spécification, et bénéficient du même relevé thermique. Le Registre sanitaire de l’entreprise couvre le transport de produits alimentaires.
Transportez-vous aérosols et produits inflammables ?
Cela dépend de leur classement. De nombreux aérosols cosmétiques et produits à forte teneur en alcool sont classés ADR : la fiche de données de sécurité est donc demandée avant confirmation, pour établir s’ils peuvent circuler et dans quelles conditions.
Besoin d’un camion complet pour du pharmaceutique ou du frigorifique ?
Indiquez-nous l’origine, la destination, la plage de température, le type de produit et le volume. Un commercial dédié revient vers vous avec une proposition ferme sous 24 heures ouvrées. Si c’est urgent, appelez.